Plateau des Coquibus en Foret de Fontainebleau -
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Plateau des Coquibus en Foret de Fontainebleau

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Le plateau des Coquibus

est une zone remarquable située dans la forêt de Fontainebleau, entre Arbonne-la-Forêt et Milly-la-Forêt.
 
Cette région est célèbre pour ses paysages variés, sa biodiversité exceptionnelle et ses formations rocheuses spectaculaires, qui attirent aussi bien les randonneurs que les grimpeurs du monde entier.
 

Voici quelques points intéressants sur le plateau des Coquibus

    Géologie et formations rocheuses : Le plateau est renommé pour ses blocs de grès, qui offrent un terrain de jeu idéal pour les amateurs de bloc (escalade sans corde sur de faibles hauteurs).
     
    Ces formations rocheuses sont le résultat de processus érosifs naturels qui ont façonné le paysage au fil des millénaires.
     
    Biodiversité : La forêt de Fontainebleau, y compris le plateau des Coquibus, est reconnue pour sa riche biodiversité.
     
    Elle abrite une grande variété d’espèces végétales et animales, certaines étant rares et protégées.
     
    La diversité des habitats naturels sur le plateau contribue à cette richesse biologique.
     
    Histoire et culture : La forêt de Fontainebleau, incluant le plateau des Coquibus, est chargée d’histoire.
     
    Elle a été une source d’inspiration pour de nombreux artistes, peintres et écrivains, notamment ceux associés à l’école de Barbizon au XIXe siècle.
     
    Le plateau lui-même, avec ses paysages pittoresques et ses points de vue, continue d’attirer les amoureux de la nature et les artistes.
     
    Activités de plein air : Outre l’escalade, le plateau des Coquibus et ses environs offrent de nombreuses possibilités pour les activités de plein air, comme la randonnée, le VTT, et l’observation de la nature.
     
    Les sentiers balisés permettent d’explorer facilement la région et de profiter de ses paysages variés.
     
    Conservation et gestion : La forêt de Fontainebleau, y compris le plateau des Coquibus, est un espace naturel protégé.
     
    Des efforts de conservation sont en place pour préserver sa biodiversité et son patrimoine naturel.
     
    Les visiteurs sont encouragés à respecter les règles de préservation de l’environnement lors de leurs visites.

 
Le plateau des Coquibus est donc un lieu d’une grande richesse naturelle et culturelle, offrant aux visiteurs une expérience unique au cœur de l’un des plus beaux espaces naturels de France.
 
La forêt de Fontainebleau, dont fait partie le plateau des Coquibus, a été une source d’inspiration majeure pour les peintres, en particulier ceux de l’École de Barbizon, active de 1830 à 1870 environ.
 
Ces artistes ont rompu avec les conventions de l’époque en peignant en plein air (en plein air), cherchant à capturer la lumière naturelle, les nuances subtiles des saisons et la beauté authentique des paysages forestiers.
 
Bien que l’École de Barbizon soit plus généralement associée aux villages de Barbizon et de Chailly-en-Bière, situés au bord de la forêt, les peintres ont exploré en profondeur la forêt de Fontainebleau, y compris des zones comme le plateau des Coquibus.
 

Peintres Notables et Leurs Contributions

Jean-Baptiste Camille Corot

Bien qu’il soit souvent associé à l’École de Barbizon, Corot a une place un peu à part en raison de son style unique qui mélange romantisme et réalisme.
 
Il a peint de nombreux paysages de la forêt de Fontainebleau, capturant la lumière et l’atmosphère d’une manière qui influencera plus tard les impressionnistes.
 

Théodore Rousseau

Considéré comme l’un des leaders de l’École de Barbizon, Rousseau a dédié une grande partie de sa vie à peindre la forêt de Fontainebleau.
 
Il était fasciné par la complexité de la nature et s’efforçait de rendre ses nuances les plus subtiles, des vastes étendues de ciel aux détails des arbres et des rochers.
 

Narcisse Diaz de la Peña

Ce peintre d’origine espagnole était connu pour ses scènes forestières vibrantes et colorées, souvent peuplées de figures mythologiques ou de scènes de genre.
 
Bien qu’il ait peint de nombreuses vues de la forêt, son intérêt se portait aussi sur les effets de lumière et d’ombre, ce qui ajoutait une dimension mystique à ses œuvres.
 

Charles-François Daubigny

Bien qu’il soit parfois plus associé aux paysages fluviaux, Daubigny a également exploré la forêt de Fontainebleau.
 
Ses œuvres montrent un intérêt précoce pour les effets de lumière et l’atmosphère, des éléments qui deviendront centraux dans l’impressionnisme.
 
 

Impact et Héritage

Ces artistes et leurs contemporains ont non seulement capturé la beauté de la forêt de Fontainebleau mais ont aussi joué un rôle crucial dans l’évolution de la peinture paysagère.
 
En se concentrant sur la représentation fidèle et émotionnelle de la nature, ils ont ouvert la voie à l’impressionnisme et à d’autres mouvements modernes.
 
Le plateau des Coquibus, avec sa végétation dense et ses formations rocheuses caractéristiques, offrait un motif idéal pour leurs explorations artistiques.
 
Bien que les œuvres spécifiquement centrées sur les Coquibus puissent être moins documentées que celles d’autres parties de la forêt de Fontainebleau, l’influence de cette région sur l’art du XIXe siècle est indéniable.
 
Les peintres de l’École de Barbizon ont laissé un héritage durable, montrant comment l’art peut contribuer à la valorisation et à la conservation des paysages naturels.
 
 

D’où vient le nom de Coquibus ?

Le nom “Coquibus” utilisé pour désigner certaines zones de la forêt de Fontainebleau, comme le plateau des Coquibus, a des origines qui ne sont pas entièrement claires et fait l’objet de diverses interprétations et théories.
 
Une explication courante suggère que le terme pourrait dériver de l’ancien français ou d’un dialecte local, mais la signification précise et l’origine du mot restent quelque peu mystérieuses.
 
Une des hypothèses suggère que le nom pourrait avoir des racines liées à des termes désignant des lieux habités ou des structures, peut-être en référence à des abris sous roche ou à des constructions en pierre que l’on trouve dans la région.
 
Ces structures pourraient avoir servi de repères ou d’abris temporaires pour les voyageurs, les bergers, ou les chasseurs à différentes époques.
 
Une autre interprétation possible est que le nom pourrait être lié à des activités économiques historiques ou à des caractéristiques géographiques spécifiques de la région, comme des carrières, des points d’eau, ou des formations rocheuses particulières.
 
Il est également possible que le nom “Coquibus” soit lié à des légendes locales ou à des histoires populaires qui se sont transmises au fil des générations, intégrant le nom dans le folklore et l’identité culturelle de la région de Fontainebleau.
 
Sans documents historiques clairs expliquant l’origine du nom, les interprétations restent spéculatives.
 
Ce qui est certain, cependant, c’est que le plateau des Coquibus, avec ses paysages naturels remarquables et sa riche biodiversité, occupe une place spéciale dans le patrimoine naturel et culturel de la forêt de Fontainebleau.
 
 

Biotope du Plateau des Coquibus

Le plateau des Coquibus, situé dans la forêt de Fontainebleau, est caractérisé par un biotope riche et varié, typique des écosystèmes forestiers tempérés.
 
Cette zone présente une combinaison unique de milieux naturels, incluant des forêts de feuillus, des landes, des rochers gréseux et des zones humides, chacun abritant des espèces spécifiques.
 
Voici une liste non exhaustive des éléments constitutifs du biotope de cette zone :
 

Flore

Arbres et arbustes

Chênes (Quercus spp.), pins sylvestres (Pinus sylvestris), bouleaux (Betula spp.), et hêtres (Fagus sylvatica) dominent, avec des sous-bois de bruyères (Calluna vulgaris), genêts (Genista spp.), et ajoncs (Ulex spp.).
 

Plantes herbacées

La strate herbacée peut inclure des fougères comme la fougère aigle (Pteridium aquilinum) et des espèces de graminées, ainsi que diverses fleurs sauvages typiques des sous-bois et des clairières.
 

Mousses et lichens

Les rochers gréseux et les troncs d’arbres offrent un habitat idéal pour une variété de mousses et de lichens, contribuant à la biodiversité et à l’équilibre écologique de la forêt.
 

Faune

Mammifères

Sangliers (Sus scrofa), chevreuils (Capreolus capreolus), renards (Vulpes vulpes), et divers petits mammifères comme des écureuils (Sciurus vulgaris) et des hérissons (Erinaceus europaeus).
 

Oiseaux

La forêt abrite une grande variété d’oiseaux, des espèces sédentaires aux migrateurs.
 
On peut y observer des pics (famille des Picidae), des mésanges (famille des Paridae), des roitelets (Regulus spp.), et des rapaces comme le faucon hobereau (Falco subbuteo).
 

Reptiles et amphibiens

Les zones humides et les mares sont cruciales pour les grenouilles (Rana spp.), les crapauds (Bufo bufo), et les salamandres (Salamandra salamandra), tandis que les zones rocheuses et ensoleillées attirent des lézards (Lacerta spp.) et des serpents comme la couleuvre à collier (Natrix natrix).
 

Insectes et autres invertébrés

Une abondance d’insectes, y compris des papillons, des coléoptères, des araignées, et des fourmis, joue un rôle crucial dans les processus écologiques comme la pollinisation et la décomposition.
 

Zones humides

Les petites mares et les zones humides temporaires sont particulièrement importantes pour la biodiversité.
 
Elles servent de sites de reproduction pour plusieurs espèces d’amphibiens et offrent des ressources en eau pour de nombreux animaux.
 
Le biotope du plateau des Coquibus est un exemple de la complexité et de la richesse des écosystèmes forestiers.
 
La conservation de cette diversité biologique est essentielle pour le maintien des fonctions écologiques et pour la résilience face aux changements climatiques.
 
 

Le secteur de Coquibus, abrite une faune variée et riche

Reflétant la diversité des habitats naturels de la région. Voici un résumé des espèces animales présentes :
 

Insectes

1600 espèces de lépidoptères (papillons diurnes et nocturnes)
3500 espèces de coléoptères
– Près de 50 espèces d’odonates*(libellules)
50 espèces d’orthoptères (criquets et sauterelles)
 

Chauves-souris

La forêt accueille plusieurs espèces de chauves-souris, dont la noctule, la sérotine, le grand murin, le petit murin, l’oreillard roux, et la pipistrelle.
 

Reptiles

Il y a environ 8 espèces de reptiles communes, dont des espèces plus rares comme la coronelle lisse, la vipère péliade, le lézard vivipare, et la couleuvre vipérine, ainsi que des espèces plus communes comme la vipère aspic, la couleuvre à collier, et le lézard vert.
 

Amphibiens

La forêt compte au moins 8 espèces d’amphibiens, bénéficiant de la présence de mares pour leur reproduction. Parmi eux, on trouve le triton crêté, l’alyte accoucheur, et la rainette verte.
 

Mammifères

Les mammifères typiques incluent le blaireau européen, le cerf élaphe, le chevreuil, le sanglier, le rat d’égout, le renard roux, le hérisson, le ragondin, et potentiellement le castor et la loutre qui pourraient s’établir dans la région. Le lièvre d’Europe est également présent, ainsi que des observations récentes de loup gris.
 

Cette diversité faunistique est soutenue par une variété de biotopes, allant de peuplements de feuillus et zones humides à des boisements de résineux et des secteurs rocheux, enrichie par la présence de 17 réserves biologiques dirigées dédiées à la conservation de la faune et de la flore
 
 

Tableaux de peintres

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