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Trois fausses extensions Firefox imitant Phantom, Jupiter et Bitget ont été conçues pour dérober les phrases de récupération et les clés privées de portefeuilles crypto. Repérées par des chercheurs en sécurité, elles ont depuis été retirées du magasin d’extensions du navigateur.
Trois modules présentés comme les portefeuilles Phantom, Jupiter et Bitget ont été repérés sur la boutique d’extensions de Firefox. Leur objectif était de récupérer des phrases de récupération et des clés privées afin de prendre le contrôle des fonds. Les extensions ont depuis été retirées, mais l’incident rappelle qu’un module affiché dans une boutique officielle n’est pas automatiquement fiable.
Une comparaison des trois fausses extensions
Les trois modules reprenaient les noms, les icônes ou les éléments de présentation des portefeuilles légitimes. Ils se distinguaient toutefois par leur fonctionnement : la copie de Phantom dissimulait notamment un mécanisme de chargement à distance, tandis que les versions Jupiter et Bitget intégraient directement leur code de vol dans leur paquet. Selon l’analyse de Socket.dev, les trois extensions contenaient un voleur de données actif.
La copie de Phantom : un chargement à distance dissimulé
La fausse extension Phantom se présentait comme une version officielle mise à jour. Son nom utilisait des caractères ressemblant visuellement à ceux de la marque, et son icône reprenait le fantôme associé au véritable portefeuille. Un script dissimulé pouvait récupérer une configuration depuis le domaine bonto.io, laquelle permettait d’activer une charge malveillante.
Le code cherchait des phrases de récupération de différentes longueurs ainsi que des clés privées Ethereum et Solana. Il surveillait notamment les champs de texte, les opérations de collage et les grilles de mots utilisées par certains portefeuilles. L’analyse de Malwarebytes revient sur les risques liés à ces fausses extensions et à l’usurpation de portefeuilles populaires.
Les copies de Jupiter et Bitget : un code malveillant intégré
Les fausses versions de Jupiter et de Bitget fonctionnaient de manière plus directe : leur code de vol était déjà présent dans les fichiers des extensions. Les données étaient envoyées à des sous-domaines distincts de bonto.io. La copie de Jupiter demandait aussi un accès à Trezor Connect, ce qui pouvait élargir les informations accessibles au module.
La fausse extension Bitget était identifiée en interne sous le nom « TabFlow Pro », tout en affichant la marque Bitget aux utilisateurs. Les trois modules affirmaient ne collecter aucune donnée, mais ne proposaient pas de politique de confidentialité. Pour un aperçu de la campagne et de ses implications, consultez également les articles de Gate et d’EdgeX.
Avantages de Firefox face aux extensions malveillantes
Firefox propose une boutique centralisée où les extensions sont présentées avec des informations telles que leur nom, leur éditeur et leurs avis. Cette organisation facilite la recherche et l’installation de modules depuis un endroit familier. Dans cette affaire, les extensions ont été supprimées après leur identification, ce qui montre qu’un retrait peut limiter leur disponibilité une fois le problème signalé.
La présence d’un processus de vérification est toutefois une protection parmi d’autres, et non une garantie absolue. Les extensions de la campagne auraient utilisé des développeurs distincts et, dans le cas de Phantom, un serveur distant capable de modifier le comportement du module après son installation. Les avis et le nombre d’utilisateurs ne suffisent donc pas à établir qu’une extension est sûre.
Inconvénients de Firefox : trois extensions malveillantes conçues pour dérober des cryptomonnaies
Le principal risque vient de la facilité avec laquelle une fausse extension peut imiter une marque connue. Une icône familière, un nom proche de l’original ou des avis favorables peuvent donner une impression de confiance, même si le module cherche à intercepter des données sensibles. Les phrases de récupération et les clés privées sont particulièrement critiques : leur divulgation peut permettre à un tiers de prendre le contrôle d’un portefeuille.
Dans cette campagne, les serveurs de commande et de contrôle étaient hébergés derrière Cloudflare, ce qui compliquait l’identification de l’infrastructure réelle. Des sous-domaines associés à d’autres marques de portefeuilles ont aussi été repérés, sans que des extensions correspondantes aient été retrouvées dans la boutique. Next2i présente également les enjeux plus larges des extensions Firefox malveillantes ciblant les portefeuilles crypto.
Comment réduire les risques
Pour installer un portefeuille, privilégiez le site officiel de son éditeur plutôt qu’une recherche dans la boutique d’extensions. Vérifiez avec attention le nom du développeur et l’adresse du site. Méfiez-vous de toute extension qui vous demande de saisir votre phrase de récupération dans une page web : aucun portefeuille légitime ne devrait vous la réclamer de cette manière.
Si vous avez déjà entré une phrase de récupération ou une clé privée dans l’un de ces modules, supprimer l’extension ne suffit pas : le secret peut avoir été copié. Depuis un appareil considéré comme sain, créez un nouveau portefeuille et transférez-y rapidement les fonds. Pour les équipes de sécurité, le blocage de bonto.io et de ses sous-domaines, ainsi que la surveillance des extensions qui téléchargent puis exécutent une configuration, peuvent contribuer à réduire l’exposition.
Trois extensions Firefox imitant les portefeuilles Phantom, Jupiter et Bitget ont été repérées sur le magasin Firefox Add-ons. Elles cherchaient à récupérer des phrases de récupération et des clés privées afin de permettre le vol des cryptomonnaies. Identifiées par la société de sécurité Socket, les extensions ont depuis été retirées du magasin.
Des copies qui semblaient officielles
Les extensions reprenaient les noms, les icônes et les textes promotionnels des véritables portefeuilles. La fausse extension Phantom utilisait même des caractères Unicode ressemblant aux lettres du nom original et affichait l’intitulé « Official Phantom Wallet (Firefox Update) ». La copie de Jupiter se présentait comme un produit de Jupiter Exchange, tandis que celle de Bitget affichait cette marque malgré le nom interne « TabFlow Pro ».
Les trois fiches indiquaient ne collecter aucune donnée, mais ne fournissaient pas de politique de confidentialité. Socket a publié son analyse le 27 octobre 2026. Pour en savoir plus sur les extensions concernées, consultez le compte rendu d’Ouest-France.
Comment les extensions volaient les secrets
La copie de Phantom contenait un chargeur dissimulé qui contactait un serveur associé au domaine bonto[.]io. Il pouvait récupérer une configuration et y trouver un voleur de données encodé, ensuite exécuté dans les pages ouvertes par la victime. Le code cherchait notamment des phrases de récupération de 12, 15, 18 ou 24 mots, ainsi que des clés privées Ethereum et Solana.
Les fausses extensions Jupiter et Bitget embarquaient directement leur logiciel de vol. Elles transmettaient les informations récupérées à des sous-domaines du même domaine, notamment jupiter[.]bonto[.]io et bitget[.]bonto[.]io. La copie de Jupiter demandait aussi un accès à Trezor Connect. Selon Socket, les trois extensions contenaient un voleur de données actif, même si celle de Phantom ajoutait une couche de chargement à distance.
Le paquet Phantom comportait également des éléments capables de transmettre les secrets à un bot Telegram et de déplacer des fonds vers des adresses contrôlées par l’opérateur. Socket a relevé des sous-domaines associés à d’autres portefeuilles, dont Coinbase et Exodus, sans retrouver d’extensions correspondantes sur le magasin. Le contexte de cette campagne s’inscrit dans une série d’attaques contre des extensions de portefeuilles, notamment celle liée à 77 fausses extensions Firefox, évoquée par Gate.
Pourquoi une validation dans le magasin ne suffit pas
La présence d’une extension sur un magasin officiel ne garantit pas à elle seule qu’elle soit sûre. Dans cette campagne, le code de Phantom pouvait attendre une instruction distante pour activer certaines fonctions. Socket a également relevé un mécanisme destiné à renvoyer une réponse inoffensive pendant une phase de contrôle, puis à permettre l’activation du voleur après validation.
Les fausses fiches pouvaient aussi paraître crédibles grâce à leurs évaluations. La note de Phantom et le nombre d’avis ont fortement augmenté en peu de temps, alors que certains avis négatifs signalaient des pertes de fonds. Ces témoignages n’étaient pas vérifiés. D’autres campagnes visant des portefeuilles dans le magasin Firefox sont décrites par IT-Connect et Clubic.
Les gestes à adopter avant d’installer un portefeuille
Téléchargez une extension de portefeuille à partir du site officiel de son éditeur, puis suivez le lien vers le magasin Firefox proposé par ce site. Évitez de choisir une extension uniquement à partir d’une recherche dans le magasin, et vérifiez soigneusement le nom de l’éditeur, l’adresse du site associé et l’orthographe du nom du portefeuille.
Méfiez-vous de toute extension ou page web qui vous demande de saisir votre phrase de récupération ou votre clé privée pour connecter un portefeuille, effectuer une mise à jour ou débloquer un compte. Ne copiez jamais ces informations dans un formulaire de navigateur et ne les transmettez à personne. Examinez également les permissions demandées par une extension : un accès sans rapport avec son fonctionnement attendu mérite une vérification avant l’installation.
Que faire si une phrase de récupération a été saisie
Si vous avez entré une phrase de récupération ou une clé privée dans une extension suspecte, considérez le portefeuille comme compromis. Depuis un appareil propre, créez un nouveau portefeuille avec une nouvelle phrase de récupération, puis transférez-y les fonds dès que possible. Ne réutilisez pas la phrase exposée : désinstaller l’extension ne rend pas les secrets déjà transmis à l’attaquant inoffensifs.
Supprimez l’extension suspecte et vérifiez les opérations récentes de vos portefeuilles. Pour les équipes de sécurité, Socket recommande notamment de surveiller les extensions qui téléchargent une configuration distante destinée à être exécutée et de bloquer le domaine bonto[.]io ainsi que ses sous-domaines.

Trois extensions Firefox se faisant passer pour Phantom, Jupiter et Bitget ont été conçues pour voler des phrases de récupération et des clés privées de portefeuilles crypto. Repérées par Socket.dev, elles ont depuis été retirées du magasin d’extensions de Firefox. Voici comment les reconnaître et protéger vos fonds.
Des copies convaincantes de portefeuilles connus
Ces extensions reprenaient les noms, les icônes et les textes promotionnels des portefeuilles légitimes. La fausse extension Phantom utilisait même des caractères ressemblant visuellement aux lettres de la marque originale. Celle de Jupiter prétendait être publiée par Jupiter Exchange, tandis que le module Bitget affichait cette marque sous un nom technique différent.
Leur objectif était de récupérer des informations permettant d’accéder aux portefeuilles, notamment les phrases de récupération et les clés privées. D’après l’analyse de Socket.dev, les données étaient transmises à des serveurs contrôlés par les attaquants. Les trois extensions ont été signalées et retirées du Firefox Add-ons Store.
Pour en savoir plus sur cette campagne, consultez l’article de Ouest-France consacré aux fausses extensions Firefox, ainsi que les conseils de Cyberhoot pour protéger votre navigateur.
Pourquoi ces extensions étaient dangereuses
Une fausse extension peut surveiller les champs de saisie et les événements de collage afin de repérer une phrase de récupération ou une clé privée. Dans le cas de Phantom, Socket.dev a également décrit un mécanisme capable de récupérer une configuration distante et d’activer du code malveillant. Les copies de Jupiter et Bitget intégraient, selon l’analyse, leur voleur de données directement dans leur paquet.
Les fiches des extensions affirmaient ne collecter aucune donnée, mais ne présentaient pas de politique de confidentialité. Une bonne note, des avis nombreux ou une apparence professionnelle ne garantissent pas qu’un module est digne de confiance : ces éléments peuvent être trompeurs ou manipulés.
Conseils pour éviter les fausses extensions Firefox
Vérifiez la source avant l’installation
Accédez à l’extension depuis le site officiel de l’éditeur du portefeuille, plutôt que de la chercher directement dans le magasin Firefox ou dans un moteur de recherche. Vérifiez soigneusement le nom du développeur, l’adresse de la page et les liens publiés sur le site officiel. Les ressemblances dans le nom ou l’icône ne suffisent pas à confirmer l’authenticité d’un module.
Avant d’installer une extension, examinez aussi les autorisations demandées et les informations sur son éditeur. Méfiez-vous des fiches sans politique de confidentialité ou dont les promesses semblent incompatibles avec les permissions réclamées. Limitez le nombre d’extensions installées et supprimez celles que vous n’utilisez plus.
Ne saisissez jamais votre phrase de récupération dans une page web
Ne communiquez jamais votre phrase de récupération ou votre clé privée à une extension, à un site ou à une personne qui vous les demande. Une demande de ce type est un signal d’alerte majeur : une extension légitime de portefeuille n’a pas besoin de vous faire révéler ces secrets sur une page web pour fonctionner.
Pour accéder à votre portefeuille, ouvrez l’application ou l’extension officielle et vérifiez que vous êtes bien sur le service attendu. Ne copiez pas vos informations sensibles dans un formulaire simplement parce qu’une fenêtre ressemble à l’interface habituelle de votre portefeuille.
Que faire si vous avez installé un module suspect
Supprimez immédiatement l’extension suspecte, puis considérez toute phrase de récupération ou clé privée saisie pendant son utilisation comme compromise. La suppression du module ne rend pas ces informations à nouveau sûres.
Depuis un appareil propre et sécurisé, créez un nouveau portefeuille avec une nouvelle phrase de récupération, puis transférez-y rapidement les fonds. Ne réutilisez pas la phrase exposée et ne la saisissez pas dans l’extension que vous venez de supprimer.
Pour les équipes de sécurité, les mesures utiles comprennent le blocage du domaine bonto[.]io et de ses sous-domaines, ainsi que la surveillance des extensions qui téléchargent une configuration distante avant d’exécuter du code.
| Fausse extension | Mode de vol |
|---|---|
| Phantom | Surveillait les phrases de récupération et les clés privées Ethereum et Solana. |
| Jupiter | Transmettait les phrases de récupération à un serveur malveillant et demandait aussi l’accès à Trezor Connect. |
| Bitget | Récupérait les phrases de récupération et les envoyait à un serveur contrôlé par les attaquants. |
| Point commun | Imitaient l’apparence de portefeuilles légitimes. Les trois extensions ont été retirées du store Firefox. |

Témoignages illustratifs : de faux portefeuilles crypto sur Firefox
« Je cherchais Phantom dans le store Firefox » — Ce scénario illustre le piège : une extension reprenait le nom, l’icône et l’apparence du portefeuille officiel. Des caractères ressemblant visuellement aux lettres du nom pouvaient rendre la copie difficile à repérer. Une fois installée, elle pouvait surveiller la saisie d’une phrase de récupération ou d’une clé privée. Ce récit est une mise en situation, pas le témoignage vérifié d’une victime.
« La fiche semblait fiable » — Les fausses extensions Jupiter et Bitget reprenaient elles aussi les marques et les textes des vrais services. Pourtant, selon l’analyse publiée par Socket.dev le 27 octobre 2026, leurs codes pouvaient transmettre les phrases secrètes à des serveurs contrôlés par les attaquants. Une fiche soignée ou des avis positifs ne suffisent donc pas à confirmer qu’une extension est légitime.
« J’ai saisi ma phrase de récupération dans une extension » — Si cela vous arrive, ne vous contentez pas de supprimer le module : une phrase exposée peut permettre de prendre le contrôle du portefeuille. Depuis un appareil sain, créez un nouveau portefeuille et transférez-y les fonds sans attendre. Ne saisissez jamais votre phrase de récupération sur une page web ou dans une extension qui la réclame.
Les trois extensions malveillantes évoquées ont été retirées du Firefox Add-ons Store. Pour limiter les risques, installez un portefeuille uniquement en passant par le site officiel de son éditeur, puis vérifiez soigneusement le nom du développeur et l’extension avant toute installation.
Trois extensions Firefox imitant les portefeuilles Phantom, Jupiter et Bitget ont été repérées sur le magasin de modules complémentaires du navigateur. Selon l’analyse de Socket.dev, elles cherchaient à dérober des phrases de récupération et des clés privées, puis à transmettre ces données à des serveurs contrôlés par les attaquants. Les extensions ont depuis été retirées, mais si vous avez pu en installer une, il faut agir vite : supprimer le module ne protège pas un portefeuille dont les secrets ont déjà été exposés.
Vérifiez soigneusement chaque extension
Ne choisissez pas une extension de portefeuille en vous fiant uniquement à son nom, à son icône, à sa note ou à ses avis. Les faux modules reprenaient l’apparence et les textes des portefeuilles légitimes. Dans certains cas, des caractères visuellement similaires pouvaient aussi rendre le nom trompeur. Une fiche soignée n’est donc pas une preuve de fiabilité.
Pour installer un portefeuille, partez du site officiel de son éditeur et suivez les consignes qui y sont indiquées. Évitez de trouver une extension au hasard dans les résultats de recherche du magasin Firefox. Avant l’installation, contrôlez le nom du développeur, les permissions demandées et la cohérence des informations de la fiche. Une absence de politique de confidentialité ou des déclarations peu crédibles sur la collecte de données doivent vous inciter à la prudence.
Traitez votre phrase de récupération comme un secret
Votre phrase de récupération et vos clés privées donnent accès aux fonds. Ne les saisissez jamais dans un formulaire web inattendu, ne les envoyez pas à une personne qui vous contacte et ne les copiez pas dans un document ou un message. Méfiez-vous particulièrement d’une extension qui vous demande votre phrase pour « vérifier », « synchroniser » ou « sécuriser » votre portefeuille.
Si une opération légitime exige d’importer un portefeuille, vérifiez d’abord que vous utilisez l’application ou l’extension authentique, obtenue depuis le site officiel. Ne validez pas une demande simplement parce qu’elle apparaît dans une fenêtre qui ressemble à celle de votre portefeuille.
Si vous avez installé un module suspect
Désinstallez l’extension et cessez d’utiliser le portefeuille concerné depuis cet appareil. Mais si vous avez saisi votre phrase de récupération ou une clé privée dans le module, considérez-les comme compromises : la suppression de l’extension n’efface pas les données déjà transmises.
Depuis un appareil propre et sécurisé, créez un nouveau portefeuille avec une nouvelle phrase de récupération, puis transférez-y sans attendre les actifs accessibles depuis l’ancien portefeuille. Ne réutilisez pas la phrase exposée pour créer ou restaurer un portefeuille. Si vous doutez de la marche à suivre, demandez conseil à une personne compétente sans lui communiquer vos secrets.
Conseils pour les équipes de sécurité
Les équipes peuvent examiner les extensions installées sur les postes et rechercher les modules récemment ajoutés qui imitent des portefeuilles connus. La campagne observée transmettait des données vers des sous-domaines de bonto[.]io, notamment ceux associés à Phantom, Jupiter et Bitget. Le blocage de ce domaine et de ses sous-domaines peut contribuer à limiter les communications avec cette infrastructure.
Surveillez également les extensions qui récupèrent une configuration distante puis exécutent le contenu reçu. Ce mécanisme peut permettre de modifier le comportement d’un module après sa publication. Enfin, sensibilisez les utilisateurs au fait que des notes élevées ou de nombreux avis ne garantissent pas qu’une extension soit sûre : dans cette campagne, la réputation d’une fiche semblait avoir été artificiellement améliorée.

Trois extensions disponibles sur le Firefox Add-ons Store se faisaient passer pour les portefeuilles Phantom, Jupiter et Bitget. En reprenant les noms, les icônes et les éléments de présentation des services légitimes, elles pouvaient sembler fiables aux personnes cherchant simplement à installer un portefeuille. Leur véritable objectif était pourtant de récupérer des phrases de récupération et des clés privées, qui donnent accès aux fonds associés.
Les chercheurs de Socket.dev ont relevé des différences dans leur fonctionnement. La fausse extension Phantom employait notamment un chargeur dissimulé, qui pouvait récupérer une configuration distante et activer un voleur de données. Les copies de Jupiter et Bitget intégraient, elles, des fonctions malveillantes directement dans leur code. Les informations capturées étaient transmises à des sous-domaines liés au domaine bonto[.]io. Selon l’analyse publiée, le code des trois extensions contenait déjà des capacités de vol actives.
Cette affaire illustre les limites d’une recherche effectuée directement dans une boutique d’extensions : une fiche soignée, une marque connue ou des avis nombreux ne suffisent pas à prouver qu’un module est authentique. Dans le cas de Phantom, le nombre d’avis et la note auraient changé rapidement, tandis que des utilisateurs affirmaient avoir perdu des fonds. Ces témoignages n’ayant pas été vérifiés, ils ne permettent pas à eux seuls de confirmer l’ampleur des pertes.
Les extensions signalées ont depuis été retirées du magasin, mais une suppression ne révoque pas une phrase de récupération déjà exposée. Si une telle information a été saisie dans un module suspect, la priorité est de créer un nouveau portefeuille sur un appareil propre, puis d’y transférer rapidement les actifs. Pour éviter ce type de piège, il vaut mieux installer une extension uniquement depuis le site officiel de son éditeur et ne jamais communiquer sa phrase secrète dans une page web. Les équipes de sécurité peuvent aussi surveiller les extensions qui récupèrent une configuration distante avant d’exécuter du code.
FAQ : les fausses extensions crypto sur Firefox
Q : Quelles extensions Firefox étaient concernées ?
R : Trois modules se faisaient passer pour les portefeuilles Phantom, Jupiter et Bitget. Ils reprenaient les noms, les icônes et les éléments de présentation des services légitimes.
Q : Que cherchaient à voler ces extensions malveillantes ?
R : Elles tentaient de récupérer les phrases de récupération et les clés privées. Ces informations permettent de contrôler les fonds d’un portefeuille crypto.
Q : Comment les données étaient-elles dérobées ?
R : Les modules surveillaient notamment les champs de saisie, les événements de collage et les écrans où les portefeuilles affichent une phrase secrète. Les données capturées étaient ensuite envoyées à des serveurs associés au domaine bonto[.]io.
Q : Les extensions ont-elles été retirées du Firefox Add-ons store ?
R : Oui. Les trois fiches ont été supprimées après leur découverte. Leur retrait ne suffit toutefois pas à protéger une phrase de récupération ou une clé privée déjà saisie dans l’un de ces modules.
Q : Que faire si j’ai entré ma phrase de récupération dans une extension suspecte ?
R : Considérez le portefeuille comme compromis. Depuis un appareil propre, créez un nouveau portefeuille et transférez-y rapidement les fonds. Ne vous contentez pas de supprimer l’extension : une phrase exposée peut rester utilisable.
Q : Comment éviter d’installer une fausse extension de portefeuille ?
R : Téléchargez les extensions uniquement depuis le site officiel de l’éditeur, plutôt qu’en les recherchant directement dans un magasin d’extensions. Méfiez-vous aussi de tout module qui vous demande de saisir une phrase de récupération sur une page web.
Q : Ces extensions pouvaient-elles contourner l’examen de Mozilla ?
R : Selon l’analyse de Socket.dev, la copie de Phantom utilisait un serveur distant qui pouvait fournir une réponse neutre pendant l’examen, puis activer un voleur de données après validation. Les paquets contenaient également du code malveillant directement intégré.
Q : Que peuvent faire les équipes de sécurité ?
R : Elles peuvent bloquer bonto[.]io et ses sous-domaines, et surveiller les extensions qui téléchargent une configuration distante avant d’exécuter du code. Il est aussi utile de vérifier toute extension de portefeuille déjà installée.
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